ma Muse malade

ma Muse malade
Appel moi Corps et Esprit, si ce Jour ne portait pas de Nom, Nous serions encore la Nuit, tandis que mes bras enlace ton cou, je m'assoupis et reste dans le Monde des Songes allanguis
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# Posté le mardi 28 novembre 2006 05:12

le Versificateur a encore frappé!

Ce monde m'abyme, je cherche en toi le refuge, et je noie, chaque jour, ma peine et ma douleur en toi. Tu souffles, je crie, bouge et te renverse, et mes bras, furibonds, frappent, cognent, autour de toi, en toi, je noie la souffrance du jour qui ne passe pas. Je me réfugie en ta chair, entre tes pales bras étendus, je pleurs entre tes longues jambes le temps qui me laisse coite, furieuse et désespérée, craque ! Crie ! Remue ! Remue !! Tu ne m'auras pas !! je t'aime et je vacille...

Encore, je pleurs une dernière fois, ma peur, comme on vomit, fume après l'acte qui laisse plus malheureux qu'étendue. Entre tes pales jambes, je cherche le chrysanthème des mois derniers. Mais il n'est plus d'odeur suave que tes fines chevilles ne retiennent captive, plus de sensibilité que je n'aie aspiré en moi ; en entre ta chair souple et mon souffle bestiale il n'y a que la frontière mince et filiforme de deux mondes qui se perdent l'un pour l'autre, deux univers pour une étoile ; et le ciel qui se couvre de nuages sans espoirs laisse filer entre mes paupières crispées, l'eau si rare du Saël.

J'ai besoin de te voir dans mon arène boueuse, cendre parmi les myosotis fanés. Leur ultime souffle parfumé s'est égaré au creux de ton cou où se loge la faiblesse, car je n'ai pas été à la hauteur. Ne me mens pas !! Tu me fais plus de mal quand tu me regarde doucement, oublie qui je suis, dis-moi combien je t'ai déçu que je ne m'imagine plus ton sourire au fond de mes blessures.
Je veux te prouver qu'il y du beau même dans la solitude et que de la douleur bleuissante peut naître le charme d'une voix envoûtante. Elle t'appelle tandis que je souffle ton nom sur l'encens pour qu'il diffuse son gaz musqué sur ton dos voûté, incline-toi ! je dépose sur tes lèvres froides et insensible, le dernier mot, je t'...
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# Posté le samedi 09 décembre 2006 03:10

Modifié le mardi 12 décembre 2006 08:39

versification et photographie

versification et photographie
A quoi bon profaner nos sépultures
C'est comme rouvrir d'anciennes blessures le monde attend de se réveiller
Il lui reste tant de choses à rêver
Et oublier, et pardonner aux meurtrissures
De nous avoir empêcher d'exister
Il faut encore quitter nos Armures
De fer et de lames
Pour y enfouir nos chagrins, peines
Pour y étouffer nos larmes
Et laisser le Temps partir il s'égraine.
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# Posté le mercredi 13 décembre 2006 02:37

poégraphie et photosie

poégraphie et photosie
J'irai fleurir ta tombe, pour y chérir nos souvenirs, car mon c½ur y est demeuré assoupi, il gîse près de cette couronne de piteuses bruyères sans fleur. Je n'allumerai aucun cierge, tu n'en vaux pas la peine. Du myrte, une modeste plante. Je graverai quelques calomnies pour épitaphes, ce que tu es et ne seras jamais... j'irai profaner ta sépulture et tourmenter ton feu follet de mes chants païens. Et tes proches danseront avec moi, à en perdre la raison, jusqu'à ce que mort s'en suive. Et puis, je quitterai ta demeure éternelle, pour parcourir le Monde et souiller ton souvenir, je ferai circuler les alcools pour célébrer ta mort. Et de ton sang, enfin je barbouillerai tes écrits, je les consumerai d'un brasier rancunier. Tu seras oubliée de tous, comme je ne te plains pas.
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# Posté le mercredi 13 décembre 2006 02:39

suite de la série noire...

suite de la série noire...
Plus de couleur sur terre
Juste du noir, gris blanc
Bienvenue dans mon univers
Où la seule teinte est le sang

De l'hémoglobine
Et des fleurs plastiques
Des fauves qui s'en lèchent les babines
Et des femmes en armures métalliques

De la terre, de l'asphalte, de l'aluminium
Une cérémonie funéraire
Autour d'un bûcher pour les Hommes
Du sang, des pleurs, de la terre.
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# Posté le mercredi 13 décembre 2006 02:40